Manager avec l'énergie positive
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L'article est issu de la table ronde de Episode de Clapas du Management avec une énergie positive Avec Eric CAYLA à la modération, Priscilla LENOIR, Audrey MULA, Julien ENRIQUES et moi-même.
34% des non-cadres souhaitent devenir managers en 2026, avec 42 % en 2022 selon une étude de l’ANACT. Comment vivre cette expérience au mieux pour soi et les équipes ?
Comment manager avec une énergie porteuse pour soi et les équipes
Le management avec une énergie positive, c'est choisir de manager pour emmener ses équipes, évoluer ensemble, célébrer les victoires pour atteindre les objectifs. C'est maintenir le cap en contribuant individuellement et collectivement.
C'est être attentif à chaque personne de son entourage professionnel. Etre attentif, c'est reconnaître que l'Autre existe, contribue et fait de son mieux : dire Bonjour merci au revoir est peut-être un truisme, cependant; si ces attentions viennent à se rarifier, l'atmosphère en est altérée. Ecouter attentivement les collaborateurs, prendre en compte, s'intéresser véritablement et sincèrement est une clef dans cette posture.
Ce n'est pas la "vie en rose", c'est-à-dire la caricature d'une bienveillance de façade - et vous connaissez mon amour pour l'étiquette bienveillante qui est binaire...-C'est avoir de la lucidité, savoir prioriser, communiquer clairement afin de maintenir un cap. Le stress, l'incertitude, la peur sont des ingrédients qui altèrent le travail au quotidien. La transparence en cas de crise est essentiel pour continuer d'avancer en équipe.
C'est aussi en tant que manager, voir les compétences, les forces, les talents de chacun pour les amener à les déployer dans les meilleures conditions. C'est créer ces conditions pour inviter les équipes à expérimenter, tester, et se tromper pour avancer ensemble. C'est évoluer ensemble : que peut-on s'apprendre mutuellement. C'est embarquer grâce au leadership : donner l'envie d'aller dans la même direction.
Est-ce que l'exigence peut entraver cette manière de faire ?
L'exigence commence par soi. C 'est donner le meilleur de soi pour contribuer, évoluer, créer. C'est tâcher de faire au mieux avec ses imperfections, ses tentatives, ses maladresses. L'exigence appelle l'humilité : celle de garder les yeux d'un apprenant chaque jour et de se remettre en question pour grandir. C'est accepter avec douceur ses erreurs.
Etre exigent avec l'autre c'est au service de l'Autre. La bienveillance tarte à la crème : je n'aime vraiment pas cette étiquette car elle invite à classer en bienveillant et en malveillant. Selon nos filtres, on peut qualifier quelqu'un de malveillant. C'est le début des jugements et évaluations qui s'éloignent des faits, de l'analyse, de l'empathie.
L'exigence c'est accompagner l'autre vers de l'autonomie. Différencier d'assister et aider à aller vers de l'autonomie et donc un management participatif. Laisser l'autre dans sa zone de confort pour le "protéger " le met en dépendance. C'est un manager qui amène à monter en compétences, qui célèbre l'effort, la pugnacité, la résilience. C'est un manager qui ne détermine pas la valeur en fonction des résultats mais des progrès.
Manager et leadership : comment les travailler ?
Un consensus autour de la table sur le fait que la management s'apprend là ou le leadership se travaille -avec un naturel présent-. Aujourd'hui, la fonction de manager n'est plus attirante pour les talents. Selon une études du Monde, il y a une forte baisse depuis 2022, illustrant une perte d'attractivité de la fonction pour les moins de 35 ans.*
Pourquoi, parce qu'on confond les résultats techinque avec la fonction elle-même qu'on devrait assurer à plein temps. La formation est importante pour avoir les connaissances, les outils et les méthodes pour embarquer une équipes.
Management et leadership sont à voir ensemble. Le manger à la méthode, le leader à la vision et l'envie d 'embarquer. C 'est un beau challenge à qui veut transmettre et partager sa vision, son projet et tenir le cap.
Qu'est-ce qui casse cette énergie ?
Les émotions selon l'une des invités est un frein à cette énergie. Je partage ici une nuance. Les émotions sont un cocktail de ressentis qui traduisent nos fonctions vitales : respect, considération, créer, évoluer, partager. Il arrive parfois que ce soit sensible et réactif. Le conseil est ici de prendre un temps pour écouter, rester de soi à soi dans ses ressentis inconfortables et intenses. Les écouter. Comprendre ce que cela traduit derrière. La joie de célébrer c'est un moteur extraodinaire. La colère d 'un "je veux mieux faire" est un tremplin puissant. Ne déversons pas nos émotions. Laissons-nous guider après en avoir pris soin seul.
La relation de confiance avec ses managés est essentielle pour garder cette vibration porteuse. Elle inclut de la transparence, de l'implication, de la considération. Tous ces ingrédients partagés avec une communication saine et sincère. Par exemple : une demande claire, précise, réaliste et progressive permet d'être acceptée ou discutée. Cela implique donc de considérer l'autre avec ses limites, sa volonté, ses forces. C'est accepter l'altérité.
Un conseil pour les managers en difficulté
En cas de difficluté, ralentir pour poser les faits de la situation. Poser cartes sur table avec les équipes dans un dialogue constructif et sécurisé.
Les retours terrain sont pertinents quand chacun à la liberté, la sécurité et la confiance pour donner son avis et faire de propositions. Parler, écouter, co créer sont au coeur des échanges.
Se rappeler qu'on est au service de son équipe et que l'équipe adhère à notre vision. C'est donc ensemble qu'on peut sortir d 'un blocage en entreprise.
Se souvenir donc qu'être cohérent, clair et congruent permet de partager le sens, la vision, la direction.
Le cadeau : qu'est ce que j'ai envie d'incarner au travail ? Qu'est ce que je veux vivre avec les personnes avec qui je contribue au Monde ?

